
Les coïncidences, ça n’existe pas. Cette semaine, je repensais à mon boulot sur les personnes touchées par la maladie de Huntington. Je n’y ai pas beaucoup repensé depuis que je suis passé de simple élève-inspecteur à inspecteur à temps plein, responsable de l’offre de soins. Ce n’est pas une mince affaire l’offre de soins.
Et puis tout à l’heure, je tombe au hasard des couloirs de notre chère école de Rennes sur le directeur d’une structure où je m’étais rendu, il y a longtemps, en novembre 2011, dans une autre vie presque, parce que trois personnes atteintes de la chorée y étaient suivies. J’avais accompagné l’une des aides-soignantes chez la mère de deux d’entre eux, tous deux déjà gravement atteints, incapables de s’exprimer, ou de se nourrir seuls.
Il y a quelques mois, l’un des deux frères a perdu la guerre contre la maladie. On a parlé de sondes parentérales, de refus d’acharnement, de qualité de vie. Des difficultés que ces maladies posent aux organisations dont la mission est de prodiguer des soins malgré la dégénérescence et le lent déclin.
Pas une coïncidence, non.
Comme appeler un ami à qui on n’a pas parlé depuis longtemps et s’entendre dire “Tiens, justement, je pensais à toi.”







